Le temps se cultive. La rétine enregistre une multitude d’informations à la seconde.
Elle analyse, schématise, collabore avec le cerveau et nous offre un aperçu de ce qu’elle voit. Nous passons notre vie à interpréter l’ordre du concret, à mettre des mots sur l’icône et lareprésentation des objets.
Me trouvant devant cet arbre, dévêtu, au milieu de ce terrain vallonné. Il est dénudé alors que le temps est glacial, et en été, il s’étoffe de sa plus belle robe. À l’inverse de nous, qui nous dénudons pour nous affranchir et capter un maximum de vitamine.
Nous imaginons souvent la beauté de notre paysage à travers l’attractivité qu’il va générer pour le tourisme. Mais lui, il est planté là. Toujours dévêtu à cette période de l’année. Son apparence est belle, non misérable, même sans ses pommes ni ses feuilles.
— Feiyane Rüegg©, “The Naked Tree”, Décembre 2025
L’essence de la forêt, celle qui offre un poumon à notre air, celle qui retient les torrents de pierres s’écoulant de la montagne. Ici, les arbres, sèchent, se dilapident plus rapidement que prévu. La durée de vie de ces espaces vert, sera malheureusement abrégée. L’humain, lui, viendra planter la relève. Mais entre-temps, il faudra trouver une solution pour qu’elle puisse vivre plus sereinement que nous.
— Feiyane Rüegg©, “L’arbre gris”, inspiré par Piet Mondrian, Décembre 2025